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jeudi 25 mars 2010

[Actu] Step Up 3D: Behind the scene

Celà avait été annoncé dès la sortie de Step Up 2: The Streets, un troisième volet va sortir en août de cette année, en 3D. Aux commandes la même équipe technique que le numéro 2 (Adam Shankman, Jon Chu et Hit Hat) ainsi que de leurs danseurs devenus depuis la LXD (Harry Shum Jr., Adam G. Sevani, Christopher Scott, Luis Rosado).


Après deux épisodes à Baltimore, nous suivrons cette fois-ci les quatre garçons à New York et faire la connaissance d’un nouveau groupe de street dancers afin de participer à un showdown de grande envergure. On retrouvera également dans le cast Twitch de la saison 4 de So You Think You Can Dance.

Tout ça pour vous présenter deux behind the scene recupérés sur la chaine YouTube de la LXD










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dimanche 28 février 2010

[Actu] Turn the Beat Around: La Bande annonce

Vendredi dernier a été diffusé sur les écrans américains le nouveau film de danse Turn the Beat Around avec notamment Romina, Miles, Natalli, Bre, Caroline et Tamina de la première saison de So You Think You Can Dance Canada.

Le film raconte l’histoire de Zoe (Romina), une danseuse sans le sous qui arrive à convaincre le patron d’un club d’ouvrir une succursale spéciale disco dont elle serait la responsable. Bien évidemment cela va rentrer en conflit avec sa vie personnelle et sa relation amoureuse. Bref une fois de plus du réchauffé, mais comme d’habitude la danse et surtout la présence de Miles et Natalli donnent assez envie.

A suivre la bande annonce et un extrait…





Source

Merci à Caro pour le tip.





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jeudi 11 juin 2009

[Film] Dancing Girls (2009)

Dancing Girls
(Make it Happen)
USA, 2008
Réalisation: Darren Grant
Chorégraphie: Tracey Phillips


Lauryn est passionnée de danse depuis sa tendre enfance. Son rêve: intégrer la prestigieuse Chicago School of Music and Dance. Mais lorsqu'elle échoue à la suite d'une première audition, elle devient comptable d'un club chic de la ville et va découvrir peu à peu une nouvelle forme de danse qui enrichira son propre style.



Sortit aux Etats-Unis (et en Nouvelle Zélande aussi pour une fois) l'été dernier, le film débarque cette semaine sur les écrans français. Et que dire? Et bien c'est très très basique au niveau du scénario, mais pourtant ce n'est pas déplaisant. Entendons nous bien, ce long métrage reste très mineur dans le paysage des films de danse, mais il possède un petit quelque chose qui le rend regardable. Ce petit quelque chose pour moi ça a été l'ajout du New Burlesque qu'on voyait jusqu'à présent surtout dans les clips et les séries TV et surtout les références (voir plus) à Flashdance. Car finalement c'est ce que j'y ai vu, une sorte de modernisation de ce film maître étalon du genre. (Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce point car j'ai prévu un billet analytique de comparaison entre les deux. Une sorte de Battle filmique même, tout un concept… Et si l'idée marche, j'essayerai de l'appliquer à d'autres films). Bref, pour résumer, le fond est ultra ultra basique, du déjà vu des tonnes de fois, mais la forme est plutôt sympathique avec qui plus est une Mary Elizabeth Winstead qui s'en sort plutôt bien aussi bien au niveau du jeu que de la danse (j'aime quand ils prennent de vraies danseuses pour interpréter ces rôles!).





La danse dans le film


Vous vous en doutez, vu le genre abordé ici des scènes de danse, il y en a. Et si on laisse de côté les trémoussages de deux secondes dans la rue ou en essayant les habits, 15 scènes sont consacrées à la danse. Ce qui sur un métrage de 90 minutes représente un beau pourcentage (et comme je suis un peu une freak, en fait j'ai calculé il y a bout à bout environ 30 minutes de danse, ce qui représente donc 1/3 du film). Bref…

C'est partit… (oui parfois comme ça je suis motivée)


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Scène 1: Echauffement



C'est pratiquement la scène d'ouverture du film, elle n'est là que pour introduire le personnage, nous donner une idée du style de danse qu'elle fait et nous montrer son joli physique avec un montage très découpé et farci de gros plan. Niveau technique ou chorégraphique, rien d'intéressant à se mettre sous la dent cependant.


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Scène 2: Première audition



Ca m'amuse toujours de regarder quels sont les moyens sont utilisés pour nous donner à voir la personnalité de l'héroïne. Ici on a droit au super basique montage cut où l'on nous montre une paire de chaussons de danseuse classique et juste après les tennis de Lauryn: du genre voilà, on vous le souligne au gros feutre rose fluo, elle est une outsider dans cette audition. Et ça continue dans la salle d'échauffement avec les tenues super classique justaucorps/collants/jambières alors qu'elle est en petite brassière et pantalon de sport taille basse.
Une petite note en passant c'est rigolo de voir la danseuse classique passer son audition avec les jambières, alors que justement dans une audition de cette taille (et dans toutes les auditions d'ailleurs quelque soit le style, et à fortiori si tu es sus pointes) on te demande de ne pas couvrir les articulations pour voir justement si tu t'en sers correctement. Cacher ses chevilles et ses hanches avec de la laine à une audition de classique, je n'ai jamais vu ça dans la réalité…
Passons à l'audition de Lauryn… Je dois dire que et bien ils ont fait du bon travail pour montrer ce qu'il ne faut pas faire en audition. Cheveux devant le visage, tête cachée sous une capuche, danse totalement introvertie, descente au sol catastrophique. La réponse du jury est formulée de façon débile, mais ça marche avec la chorégraphie présentée.

Ha et j'ai oublié de dire que j'aime les ombres portées sur le mur blanc.


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Scène 3: New Burlesque au Ruby's



C'est une de mes scènes préférées du film. J'aime la chorégraphie, j'aime la sensualité de la danseuse et j'aime surtout la façon dont c'est filmé. Je trouve que c'est vraiment bien gérer dans la progression du film d'avoir une scène aussi bien construite pour introduire ce style de danse aussi bien au près du spectateur qu'au près de Lauryn.


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Je passe sur la quatrième scène qui n'est que du trémoussage en boite avec ceci dit quelques pas de break dance bien sympas, mais qui n'apportent vraiment rien de nouveau au contraire. Une scène qui finalement n'est là que pour dire: le hip-hop en club c'est has been, tournez vous vers le new burlesque…


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Scène 5: Début de la transformation de Lauryn



Si cette scène (ou plutôt cette séquence en fin de compte) n'est pas d'une grande finesse au niveau du fond, je trouve qu'elle marche plutôt bien. Une Lauryn qui se dit hors du coup, mais qui finalement imite Carmen sans trop de soucis, s'intéresse à la chorégraphie de Dana, etc… Bon en passant je trouve que le petit bout de choré n'est pas terrible, et l'ajout que fait Lauryn est tellement évident que tu te demande où Dana a appris a danser, mais quoi qu'il en soit j'aime bien l'idée.


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Scène 6: Chorégraphie de Dana



Je le disais au dessus, je trouve cette chorégraphie vraiment pas terrible, et surtout pas spécialement bien interprétée. Il y a de chouettes détails au niveau des jeux de mains mais c'est à peu près tout. Je pense que cette chorégraphie était vraiment dispensable.


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Scène 7: Lauryn s'essaye au style



Pas grand chose au niveau chorégraphique, mais, et c'est peut-être bête, j'aime le montage. Il est tellement obvious qu'il en devient pertinent. La caméra nous place en voyeur avec son jeu alternant la distance et les gros plans lors des moments les plus sexys. J'aime aussi le sourire sur le visage de la miss, je trouve qu'elle joue bien cette scène finalement assez intimiste.


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Scène 8: Première prestation de Lauryn



Alors je trouve le début totalement débile, ça sonne faux et c'est finalement assez mal joué, surtout comparé à ce qui suit. Genre comme si la musique la transformait complètement d'une fille maladroite, qui a presque honte d'être là, à la fille pleine de punch qui réussi le moindre mouvement. Je pense que cette scène (indispensable au développement de l'histoire, il faut bien le reconnaître) aurait pu être gérée autrement. Après je n'aime pas du tout le style de ce qu'elle fait dans cette deuxième partie et je trouve la chorégraphie sans grand intérêt. Ceci dit ça colle plutôt bien au fait que ce soit une improvisation d'une fille qui n'est pas sensé maîtriser le genre.


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Scène 9: Deuxième prestation de Lauryn



Cette fois-ci c'est du répété bien comme il faut et je dois dire que ça claque. Chouette chorégraphie, très bien filmée et puis la Mary Elizabeth s'en sort vraiment bien (même si les bouclettes sont moches et si elle fait parfois une tête bizarre). La séquence des miroirs et vraiment bien utilisée et j'aime beaucoup tout le petit passage au sol avec la chaise qui précède.


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Je passe les scènes 10 et 11. La première est une séquence souvenir au cours de laquelle Lauryn regarde une casette d'elle en train de danser avec sa maman aujourd'hui décédée. Une K7 qui, après la réflexion que lui fera son copain, la poussera à se ré-inscrire pour l'audition d'entrée à l'école de ses rêves. La seconde nous montre lauryn en train de s'entrainer, faire du jogging et s'amuser avec une poignée de breakers (référence à Flashdance oblige)


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Scène 12: Troisième prestation de Lauryn



Alors j'ai un peu honte de la dire, mais cette scène me fait penser à une scène de ce très très mauvais Alive avec Richard Anconina. Bon, là la chorégraphie est clairement plus intéressante et bien mieux interprétées, mais bon, quand je la regarde, je ne peux pas m'empêcher de penser à l'autre. Et mon côté amoureuse du flirt avec la limite du too much me fait dire que j'aime bien le faite que ce soit une scène d'orage qui précède la dispute qui va suivre entre Lauryn et son frère. Ha oui et j'aime les robes.


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La treizième scène montre Lauryn danser dans le garage de son frère, faisant réaliser à ce dernier que la danse lui manque trop et qu'il faut qu'il la laisse faire ce qu'elle aime.


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Scène 14: Deuxième audition



On s'en doute bien avant de voir le début de la chorégraphie, Lauryn présente quelque chose qui se veut proche de son style de départ mais transformé quelque peu par son expérience au Ruby's. Personnellement je ne trouve pas ça sensationnel, je préfère de loin ce qu'elle faisait dans le club. Là j'ai un peu la même sensation que lors des auditions finales de Flashdance justement ou même Save The Last Dance je n'arrive pas à être aussi impressionnée que l'est le jury. C'est dommage je trouve d'autant qu'il y a eu des chorégraphies bien meilleures dans l'ensemble du film…


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Et le film de se terminer sur une quinzième scène où tous les personnages dansent sur le bar du Ruby's.


Note:
note sur 6




Et si ça vous intéresse, ma critique sur FilmDeCulte (accompagnée d'une galerie photo) se trouve en cliquant ici





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jeudi 22 janvier 2009

Center Stage 2 (2008)

Je vous annonçais sa diffusion sur une chaine américaine le 2 novembre dernier, et après avoir essayé de le trouver sous tous les formats possibles, le film Center Stage: Turn it up vient enfin de sortir en DVD.

C'est partit…


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Center Stage 2
(Center Stage: Turn it up)
USA 2008
Réalisation: Steven Jacobson
Chorégraphie: Aakimon Jones


Le film suit une nouvelle génération de danseurs dans la prestigieuse académie de danse new yorkaise. Cette fois-ci il s'agit de Kate, une jeune ballerine de Detroit à la technique peu académique qui se heurte à la direction de l'école mais qui trouvera un allié en la personne de Tommy, un ancien hockeyeur devenu danseur.



Malgré son histoire très bateau, le premier Center Stage possédait quatre atouts:
● un casting composé de danseurs accomplis: s'ils n'étaient pas forcément bons acteurs les chorégraphies étaient elles bien écrites, bien interprétées et de ce fait totalement crédibles
● des scènes de danse bien filmées, bien montées, et montrées dans leur intégralité
● une certaine originalité dans le discours sur l'approche de la danse par les danseurs d'une telle institution changeait un tantinet de ce que l'on avait vu jusque là dans le paysage
● un casting assez large qui faisait que contrairement à d'habitude on ne suivait pas un seul danseur, mais tout un groupe.

De ces atouts il ne reste dans ce Turn it up que le premier. Une fois de plus, se reposant sur un casting à la technique plus qu'intéressante nous avons droit à quelques instants de chorégraphies bien écrits et interprétés. Mais malheureusement l'intérêt s'arrête ici.

De la danse, il y en a finalement peu, et les scènes ne sont souvent que des bribes de spectacles ou de répétitions. A cela s'ajoute un montage ultra haché et des images de club ultra banales que l'on a vu mainte et mainte fois. De plus si les danseurs du premier n'avaient pas de grandes qualités d'acteurs, ici ont atteint un niveau bien pire encore avec des dialogues au rythme bancal. A cela s'ajoute un discours sur la danse totalement éculé. Si Center Stage apportait un peu de renouveau dans le genre film de danse, ce petit frère est quant à lui totalement à la traine. Déception…


Note:
note sur 6


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samedi 1 novembre 2008

Center Stage 2, ce soir à la télé

Et oui c'est la news du jour. Un téléfilm Center Stage 2 ou encore Center Stage, turn it up a été mis en route en août dernier et sera diffusé ce soir sur la chaine américaine Oxygen. On retrouvera dans ce second opus Peter Gallagher dans le rôle du directeur artistique de l'American Ballet Academy ainsi que le célèbre danseur Ethan Stiefel dans le rôle de Cooper Nielson. Et bien sûr une fois de plus une bonne poignée de danseurs accomplis dans les rôles principaux.

Le film suit une nouvelle génération de danseurs dans la prestigieuse académie de danse new yorkaise. Cette fois-ci il s'agit de Kate, une jeune ballerine de Detroit à la technique peu académique qui se heurte à la direction de l'école mais qui trouvera un allié en la personne de Tommy, un ancien hockeyeur devenu danseur.



J'avoue que même si l'histoire a l'air encore plus mince que la précédente, j'attends avec impatience de voir le résultat. Je l'ai déjà évoqué ici, c'est toujours avec un certain plaisir coupable que je regarde le premier du nom.


Via Sugar





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mardi 7 octobre 2008

Company (2004)

Je continue dans le recyclage. Aujourd'hui il s'agit de ma critique de Company écrite également pour FilmDeCulte lors de la sortie du film. Il s'agit de mon film de danse préféré, sans aucun conteste. C'est le film dont j'avais toujours rêvé, le film que j'aurais aimé faire. De fait la critique est assez longue… Désolée.


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Company
(The Company)
USA, 2004
Réalisation: Robert Altman
Chorégraphies: extraites du repertoire du Joffrey Ballet


Une année de travail au milieu des danseurs du Joffrey Ballet, sur scène, en répétitions, en coulisses…








NEVE EN A REVE, ROBERT L’A FAIT

Ancienne danseuse du National Ballet Of Canada pendant près de dix ans, Neve Campbell a raccroché ses chaussons en 1992 pour faire carrière sur les écrans. La demoiselle n’en a pas pour autant délaissé son amour d’enfance fréquentant régulièrement des écoles de danse lors de ses temps libres. Voyant son succès auprès du public s’accroître (la série télé La Vie à cinq puis le triomphe des trois Scream), elle a peu à peu développé l’idée de s’impliquer dans un projet qui mêlerait danse et cinéma de manière intelligente et constructive. En 2000, avec l’aide de Barbara Turner (scénariste entre autres de Pollock), elle a entrepris l’écriture d’un scénario mettant en scène le Joffrey Ballet (compagnie de Ballet de Chicago). Sans savoir exactement la forme que prendrait leur film, les deux femmes se sont intégrées au sein de la compagnie; l’une en tant que danseuse pour essayer de retrouver son niveau d’antan et d’assimiler la gestuelle propre à ce corps de ballet et l’autre en tant qu’observatrice. Après plus de deux ans d’un travail assidu et une trame bien définie, il fallait trouver un réalisateur pour porter à l’écran ce projet inhabituel. Au cours du processus, Neve Campbell songeait à Robert Altman, le seul réalisateur, selon elle, capable de rendre un groupe, une communauté, vivante à l’écran.


Si au premier abord le choix de Robert Altman semblait incongru – en raison de sa non expérience dans le genre – le résultat final montre qu’il était judicieux et parfaitement adéquat. En effet, bien que le rôle de Loretta ‘Ry’ Ryan (interprété par Neve Campbell) soit mis en exergue à plusieurs reprises, le sujet même du film n’était pas autour d’une seule danseuse, mais d’un corps de ballet, d’une compagnie, d’un univers dans sa globalité. Comme il a pu le faire dans nombre de ses réalisations précédentes, et notamment Gosford Park, Robert Altman installe sa caméra devant ce groupe qu’il observe, guette, dissèque. Son regard qui pourrait sembler passif est en fait intimement impliqué dans l’organisation du récit, proposant de s’immiscer au cœur de la danse, de contempler ses rouages, de zoomer sur les détails que le simple spectateur ne perçoit pas. A l’aide de la technologie numérique plus légère, il capte toute l’essence naturelle de la beauté des corps en mouvement, leurs connexions entre eux, leurs rapports à l’espace qui les entoure. Il propose ainsi des séquences de danse profondes et intenses comme White Widow (interprété par Emily Patterson, danseuse au Joffrey Ballet). Company en ressort comme étant un film profondément altmanien dans sa façon de passer à la loupe les entrailles d’un microcosme tout en développant un traitement plus radical que dans ses films précédents.

White Widow
Chorégraphie de Moses Plendeton and Cynthia Quinn of MOMIX





SUR SCENE COMME A L’ECRAN

Ce qui semble peu commun dans ce nouveau film de Robert Altman est son côté quasi documentaire. A l’exception du trio Neve Campbell, Malcolm McDowell et James Franco, les personnages principaux sont les réels danseurs du Joffrey Ballet interprétants leurs propres rôles. Les chorégraphies sont filmées comme des captations de spectacle, la caméra se promène dans les vestiaires, les salles de répétitions. La narration est tellement neutre qu’elle se fond derrière la représentation visuelle. La limite entre le reportage et la fiction apparaît aussi mince qu’un papier calque laissant passer la lumière d’un monde à l’autre. Car les traces fictionnelles sont belles et bien présentes. On est loin du documentaire habituel qui interviewe les interprètes, tronque les représentations, montre les coulisses sans pour autant oser rentrer dans l’intimité du danseur. L’art de Robert Altman et du scénario de Neve Campbell se situe là. Ils donnent à voir ce monde avec une telle justesse qu’ils arrivent à brouiller les pistes. Ils font croire que tout est pris sur le vif alors que ce que l’ont reçoit est factice. Le ballet Blue Snake, autour duquel s’articule la trame de l’histoire, n’a pas été créé pour les interprètes contrairement à ce qui est suggéré, mais fait partie du répertoire néo-classique américain. Les danseurs sont certes tous membres du Joffrey Ballet mais ont été sélectionnés spécialement pour le film (certains furent aperçus dans Save the last dance).

Blue Snake
Chorégraphie de Robert Desrosiers



A ceci il faut bien sûr ajouter de trio d’acteurs professionnels pour interpréter les trois personnages fictifs mis en avant par le scénario. Malcolm McDowell est Alberto Antonelli, dit "A", directeur de la compagnie. Pour incarner cet homme à la tête d’une institution aussi importante que le ballet de Chicago, l’acteur s’est inspiré du véritable directeur et fondateur de la compagnie, Gerald Arpino. Il a repris ses grands traits de caractères et le traitement de ses relations avec les danseurs, les chorégraphes, les maîtres de ballets, tout en s’appliquant à les romancer. Neve Campbell et James Franco ont eu un plus large champ de possibilités pour interpréter Ry et Josh. Neve s’est laissée imprégner par ses deux ans de stage intensif au sein du ballet, remettant à jour sa technique, assimilant avec brio les caractéristiques de la gestuelle des danseurs du Joffrey. Après dix ans d’arrêt elle relève impeccablement le difficile défi de remonter sur pointe, la maîtrise de son corps est parfaite et lui permet de signer le pas de deux My funny Valentine d’une grande qualité. A côté d’elle, James Franco incarne le seul protagoniste extérieur à cet univers. S’il n’apparaît que peu à l’écran il est primordial dans la construction psychologique du personnage de Ry en étant à la fois un échappatoire et un élément de soutien.

My Funny Valentine
Chorégraphie de Lar Lubovitch





DANSE TA VIE

La particularité de Company, ce qui en fait un film à part, étrange, inclassable et qui laisse le public dans une certaine expectative, n’est pas tant son traitement que son contenu. Un film sur la danse, sur un corps de ballet, il y en a des centaines. Des films d’une qualité souvent médiocre qui ont contribué - avec le désintérêt flagrant du public pour la danse - à la chute libre de ce genre. Si le nouveau Altman pourrait à priori être classé parmi ces œuvres dévastatrices, il apparaît en fin de compte d’une toute autre classe. Exit les caricatures poussées des danseuses maigrichonnes, navigant entre anorexie et boulimie, pimbêches avides de succès, prêtes aux pires vacheries dans le but de réussir. Exit les grandes folles aux poignets cassés qui ne font de la danse que pour admirer les beaux postérieurs moulés de leurs partenaires de scène. Exit les jalousies inutiles, les fortes têtes qu’il faut dompter, les exclusions abusives et autres traits négatifs habituellement liés au cadre strict d’un corps de ballet. Grâce au travail poussé de Neve Campbell et Barbara Turner, Company est dans le vrai. Les danseuses vont manger ensemble pour fêter leur anniversaire sans pour autant aller déverser le contenu de leur estomac dans les toilettes les plus proches, les blessures sont supportées avec dignité comme étant inévitables, les remplacements ne sont pas pris comme une exclusion, mais comme une envie de produire le meilleur sur scène.


Si les rapports sont parfois conflictuels entre les protagonistes, ils ne le sont jamais dans la danse, car le plaisir de la scène et de la performance sont là avant tout. Un univers qui pourrait sembler étrange, inabordable, impénétrable, alors que les personnages ont pour seule spécificité d’avoir une passion qui surpasse tout, qui se place avant le reste. Une vie de sacrifice, d’apprentissage de la douleur, de la concession pour pouvoir capter l’instant magique de la scène. Un monde au profit d’une simple étincelle. Peu importe si l’on rentre fatigué le soir les pieds en sang, si l’on est obligé de travailler tard dans un bar glauque enfumé, si l’on tourne à cinq cigarettes par jour alors que l’on devrait prendre soin de son corps, si l’on n’a pas le temps de passer un instant privilégié avec la personne que l’on aime, si l’on doit partager un petit appartement entre cinq colocataires… Si au bout du compte tous ces sacrifices permettent de danser, ils deviennent moins douloureux qu’ils en ont l’air. Ils sont le lot commun de cet univers, font partie de l’acceptable, de l’habituel. C’est ce que Company donne à voir dans toute sa simplicité. Sans sacraliser la danse ni ses interprètes, sans les caricaturer ni les dénaturer, il propose d’ouvrir les yeux du spectateur, de toucher du doigt cet art qui semble si obscur et impalpable.


Quelques autres extraits


Tensile Involvement
Chorégraphie de Alvin Nikolais




Suite Saint-Saëns, Pas Redoublé, Op. 86
Chorégraphie de Gerald Arpino




Creative Force, Ray One
Chorégraphie de Gerald Arpino




Light Rain
Chorégraphie de Gerald Arpino




Note:
note sur 6


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dimanche 5 octobre 2008

Dance with me (Take the lead)

Spectacle le week-end prochain oblige, je suis un peu à la traine ces derniers temps. Je regarde des films cependant, souvent avec de la danse latine dedans pour me mettre dans l'ambiance, mais je n'ai pas le temps de préparer de nouveaux textes. Alors je tape dans le recyclage de critique. Aujourd'hui c'est donc celle de Dance with me (Take the lead en VO) que j'avais écrite pour FilmDeCulte lors de la sortie du film en juillet 2006.


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Dance With Me
(Take the lead)
USA, 2006
Réalisation: Liz Friedlander
Chorégraphies: Joann Jansen



Pierre Dulaine, professeur de danses de salon, décide d’enseigner sa discipline dans une école publique new-yorkaise. En confrontant son art aux mouvements hip-hop de ses élèves, ils créent ensemble une nouvelle façon d’aborder la danse et la vie.




YOU WANNA DANCE A LITTLE DANCE WITH ME?

Depuis plus de dix ans, les collèges new-yorkais proposent des cours de danse de salon, conduisant leurs élèves à participer à des concours très codés de danse sportive. Le but, apprendre à ces pré-ados une nouvelle façon de comprendre la discipline, le respect d’autrui et de soi-même, la vie en société. Si le documentaire Un... Deux… Trois dansez montrait habilement les rouages de ces classes de danse, Dance With Me en romance l’étincelle. Pierre Dulaine, professeur renommé de Manhattan, a réellement poussé la porte de l’une de ces écoles publiques, amenant son initiative, de prime abord saugrenue, à proliférer dans les cinq boroughs de la grande pomme. Si l’histoire de ce précurseur est ici transposée dans un lycée avec une pointe de sauce hollywoodienne, les enjeux n’en restent pas moins intéressants. Antonio Banderas se coule parfaitement dans la peau de ce gentleman européen aux principes marqués mais à l’esprit sommes toutes ouvert, lancé parmi ces jeunes comme un chien dans un jeu de quilles. Entouré d’acteurs maniant aussi bien la danse que la comédie, le mélange old school / danses de rue en constante évolution fonctionne parfaitement. A souligner notamment le concours de danse final qui nous gratifie d’un superbe tango à trois habilement mis en scène par Liz Friedlander. On regrettera seulement que certaines scènes se laissent trop emporter vers les clichés sociaux dès qu’elles s’attardent sur les instants de vie de ces jeunes défavorisés de l’upper Manhattan.




A propos de Pierre Dulaine

Anglais d’origine française ayant commencé la danse à 14 ans, Pierre Dulaine enseigne les danses de salon et sportives depuis l’âge de 21 ans. Très tôt, il remporte la coupe du Duel des géants au Royal Albert Hall à Londres puis le premier prix du championnat anglais de danses latines. En 1971, il s’installe à New York où il intègre de nombreuses écoles. Deux ans plus tard, il crée avec Yvonne Marceau sa propre école Pierre Dulaine Dance Club et la compagnie American Ballroom Theater Company. En 1994 Pierre Dulaine met sur pied le programme Dancing Classrooms avec une classe de trente élèves de sixième. Pour l’année 2006, le programme a été installé dans 120 écoles publiques de New York où 42 enseignants donnent deux heures de cours par semaine pendant plus de deux mois à 12000 élèves de CM2 et sixième.




Note:
note sur 6


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lundi 8 septembre 2008

Alive

En relisant l’avis sur la question d’Anaïs je me suis rappelée que j’avais moi aussi vu Alive et que j’avais écrit dessus pour FilmDeCulte. Une critique peut-être un peu trop pleine de venin je l’avoue, mais j’étais vraiment énervée à la sortie de la projection de presse, et c’était l’époque où quand je parlais de danse on me répondait "Ha comme dans la Star Ac’". Ceci dit quand j’y repense, le film le mérite, c’est quand même un beau "foutage de gueule".



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Alive


France, 2004
Réalisation: Frédéric Berthe
Chorégraphies: Side Hajjaji


Après trois ans de dépression, le chorégraphe et metteur en scène Alex Mayer retrouve l’inspiration pour remonter un spectacle. Malheureusement, son producteur de l’époque lui ferme la porte au nez. Alex décide alors de monter tout seul sa nouvelle comédie musicale avec les moyens du bord.



STAYING ALIVE DU PAUVRE


La production française de fictions mettant en scène de la danse a vraiment du souci à se faire. Rongée par les Dance Machine, Graines de star, Star Ac’ et autres Pop Stars (The Dancer, Bouge), sclérosée par les stéréotypes des institutions, elle nous livre des films insipides à la stupidité dégoulinante. Heureusement, quelques chorégraphes arrivent à mettre en avant leur art de manière intelligente (Blanca Li, Le Défi), montrant que les ressources existent dans l’Hexagone, mais cette diffusion en dose homéopathique ne parvient pas encore à guérir la gangrène qui détruit peu à peu le genre, Alive en étant la plus belle preuve. Scénario bateau et flemmard dont les trous béants sont soigneusement masqués par la musique tonitruante de Maxim Nucci (beau gosse à la belle voix, on peut le reconnaître). Un dialogue périlleux à écrire, expliquant pourquoi Mathieu ne veut pas chanter, qu’à cela ne tienne, un petit coup de Maxim pour éponger le tout et le tour est joué. Les acteurs inexistants, castés pour leur belle gueule, interprètent des chorégraphies peu enthousiasmantes. On passera sur les performances de danseur de Richard Anconina, qui ne semble avoir appris qu’un seul mouvement qu’il peine à exécuter. La solution pour que ce carnage cesse semble évidente, il faut arrêter de confier de tels projets à des réalisateurs et scénaristes qui ne connaissent du milieu de la danse que les "on dit" et les paillettes aveuglantes des télés réalités.



Note:
note sur 6


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samedi 9 août 2008

Save The Last Dance 2: Les musiques

A plusieurs reprises on m’a demandé quels étaient les titres des musiques utilisées dans Save The Last Dance 2. Il est vrai que le film étant un direct to video, les musiques ne sont référencées nulle part. J’ai donc pris mon courage à deux mains et recopié l’intégralité de la liste telle qu’elle est présentée dans les end credits. J’ai mis en premier les 2 morceaux qui m’ont été le plus demandés. Les intertitres parlent d’eux même… J’espère que cela répondra à bon nombre de questions…



Musique du début qui sert de générique (lorsque Sarah se présente):


save the last dance 2
Going to New York (Opening)
Written by Marcus Miller, Ne-Yo, Francesca Richard
Produced by Marcus Miller
Additional production by Francci
Performed by Unique
Unique appears courtesy of Makes Moves Management, Inc.




Musique de la scène de danse finale:


save the last dance 2
Dvorak Variations (Bridging the gap)
Written by Marcus Miller and Ne-Yo
Performed by Boxie
Produced by Marcus Miller
Courtesy of Right Entertainment




Les différentes partitions classiques entendues dans le film:


save the last dance 2
Nocturne Opus 9 #2
Written by Frederic Chopin
Produced and arranged by Marcus Miller

Petits Battements (AIDA)
Written by Giuseppe Verdi
Produced and arranged by Marcus Miller

The Swan
Written by Camille Saint-Saens
Produced and arranged by Marcus Miller

Gymnopedies
Written by Erik Satie
Produced and arranged by Marcus Miller

Adagio, Nocturne Opus 27 #1
Written by Frederic Chopin
Produced and arranged by Marcus Miller

Giselle
"Return of the grapepickers", "Peasant Dance", "Apparition de Giselle", "Adage", "Finale"
Written by Adolph Adam
Performed by Slovak Radio Symphony Orchestra
Courtesy of Naxos by arrangement with Source/Q

String Quartet Opus 74 #2
Written by Franz Joseph Haydn
Performed by The Kodaly Quartet
Courtesy of Naxos by arrangement with Source/Q

Finale (from Giselle)
Written by Adolph Adam
Performed by The London Symphony
Courtesy of Sony BMG Masterworks by arrangement with Sony BMG Muisc Entertainment




Générique de fin: Défilement des end credits


save the last dance 2
All I Need
Written by Ne-Yo
Performed by Jalen
Produced by Marcus DL
Courtesy of Tesma/Stayfresh Music, Mass Appeal Entertainment

Swing Baby Swing
Written by Joachim Ryggs, Stella Mwang, Abdul Saleh
Performed by The DNC
Courtesy of Jay Arr Music
Under licence from Choice Tracks/PositionMusic

It’s On You
Written by Ne-Yo
Produced by The Heavyweights
Performed by Joe
Joe appears courtesy of Jive Records




Les autres morceaux du film


save the last dance 2
Dancefloor
Written and performed by T-Pain
Courtesy of Jive Records

You Got My Love
Written by Francesca ‘Francci’ Richard and Erin Thompkins
Performed by Erin Thompkins
Produced by Gregg Pagani for 1023 productions
Courtesy of the Writer House, LLC.

Nature
Written and performed by Neville Ivey
Courtesy of Choice Tracks/PositionMusic

Got What You Want
Written by Francesca ‘Francci’ Richard and Andre Smith
Performed by Francci
Music produced by Jamahl ‘J-Hits’ Listenbee for Goonrock Muisc
Courtesy of the Writer House, LLC.

Jump With This
Written by Alessandro Franchi and Daniele Torente
Performed by Mastermix
Courtesy of Lovecat Music by arrangement with Ocean Park Music

We Be On IT
Written by Sputnick and Nine
Performed by Nine
Courtesy of Uncommon Trax

Battle Mix
Written and performed by The Bama Boyz for Music World Productions, Inc.
Courtesy of the Writer House, LLC.

Don’t Do It
Written by Derek Brin, Kamikaze, Melissa Vitale
Performed by Eyez
Courtesy of Lucio Vitale

Rumble
Written and performed by The Bama Boyz for Music World Productions, Inc.
Courtesy of the Writer House, LLC.

There You Go
Written by Francesca ‘Francci’ Richard and Lisa Simmons
Performed by Francci
Produced by Jamahl ‘J-Hits’ Listenbee for Goonrock Muisc
Courtesy of the Writer House, LLC.

Let’s Get Dirty
Written by Sharon March, Tameka Wilson
Performed by Tika Rainn
Courtesy of Choice Tracks/PositionMusic

DJ Funk Mix
Written and performed by Greg ‘Funkdaddy’ Buren for funkdaddy.com Productions
Courtesy of the Writer House, LLC.

Tell Me
Written by Derek Brin, Belinda Brady
Performed by Belinda
Courtesy of Fierce Music Entertainment / Belinda Brady

Shake
Written by Tommy Burns, Rotarus Smith, Tomithy Hunt, Brian Allen Kenayne
Performed by Twisted Black
Courtesy of Scared For Life Muisc Group

Make It Clap
Written and performed by The Bama Boyz for Music World Productions, Inc.
Courtesy of the Writer House, LLC.

Unconditional
Written by Francesca ‘Francci’ Richard
Performed by Francci
Produced by Darius ‘Salim’ Hinton
Courtesy of the Writer House, LLC. & Forevergreen Ent. LLC.

Symphony
Written and performed by The Bama Boyz for Music World Productions, Inc.
Courtesy of the Writer House, LLC.

Watch You Dance
Written and performed by Ne-Yo
Produced by Sauce
Courtesy of Compound / Def Jam Recordings

Escape
Written by Jayden
Performed by Jalen
Produced by Syience
Jalen appears courtesy of Tesma/Stayfresh Music

It Get’s Easier
Written by Francesca ‘Francci’ Richard
Performed by Francci
Produced by DJ Roc’Phella for Future Funk Entertainment
Courtesy of the Writer House, LLC. & Forevergreen Ent. LLC.



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samedi 5 juillet 2008

Aurore

aurore Aurore
France, 2006
Réalisateur: Nils Tavernier
Chorégraphe: Carolyn Carlson, Kader Belarbi, Yutaka Takei, Yann Bridar

Critique écrite en 2006 pour FilmDeCulte

Dans un royaume où la danse est interdite, la princesse Aurore ne cesse de danser, rendant son père fou de rage. De plus les caisses de royaume sont vides et le roi n'a qu'une solution, marier sa fille. Il décide alors d'organiser des bals pour qu'elle rencontre des jeunes princes du monde entier.


Il est dans l’industrie cinématographique des films qui regorgent de maladresses, de défauts, parfois même de lourdeurs, mais que l’on a envie d’encourager, de défendre tant leurs intentions sont louables. Des films imparfaits mais somme toute attachants. Le premier long métrage de fiction de Nils Tavernier illustre à merveille cette dualité. Le scénario bancal mêle deux intrigues inégales qui peinent à cohabiter. Troué de toutes parts, il ne rentre jamais dans les détails, laissant ainsi en suspens des pistes intéressantes et des dizaines de questions pourtant nécessaires à la progression du récit. Pourquoi la danse a-t-elle été bannie du Royaume? Les indices avancés autour de l’ancienne passion de la Reine pour cet art n’en disent jamais assez. Le tout s’habille d’une image nuageuse, poudrée, certainement destinée à rendre compte d’un univers féerique, mais qui au final donne à l’ensemble un aspect quelque peu cheap. Enfin, l’intégralité du cast se laisse aller à des interprétations fades, sans saveur, récitant leurs textes de façon monocorde. Le méchant n’est pas assez sournois, la princesse Aurore pas assez passionnée, les princes étrangers pas assez offusqués, la Reine pas assez nostalgique, le Roi pas assez autoritaire... A l'instar du scénario, leur jeu reste constamment en surface et n’aborde jamais les nuances.

On pourrait reconnaître dans ce film les maladresses d’un débutant qui s'est contenté, jusqu'à présent, de capter la danse et les danseurs pour des vidéodanses ou documentaires, dont l’excellent Tout près des étoiles. Une danse et des danseurs qui forment le cœur d’Aurore, à la fois éléments moteurs et salvateurs d’un film à l’enveloppe insipide. Comme dans ses autres réalisations, Nils Tavernier développe un amour incommensurable pour cet art et ses interprètes qu’il sait si bien mettre en valeur. Faisant appel à quatre chorégraphes différents (Carolyn Carlson pour les danses d’Aurore et Kader Belarbi, Yutaka Takei, Yann Bridar pour les trois bals), il apporte des idées fort intéressantes et riches de sens en ce qui concerne les mélanges stylistiques. Quand la brutalité du Buto rencontre la légèreté de la féerie classique. Avide d’apprendre de nouveaux pas, de nouvelles danses, refusant le carcan des traditions, la Princesse Aurore nourrit son vocabulaire classique de toutes les influences qui l’entoure, effaçant les limites que l’on trace souvent bien trop hâtivement entre les divers courants de danse. Pour la guider dans cette découverte, son peintre amoureux, Nicolas Le Riche, est parfait. C’est bien ici la danse qui importe, prenant le pas sur le médium filmique. Nils Tavernier a créé de toutes pièces un ballet féerique aux chorégraphies remarquables qui gagnerait à être transposé sur scène.


A suivre quelques extraits du film

Le générique


Premier bal par Kader Belarbi


Dans l’atelier du peintre


Le rêve du peintre


La bande annonce



Note:
note sur 6



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samedi 15 mars 2008

Sexy Dance 2 - Step Up 2 The streets

Sexy Dance 2
(Step Up 2: The streets)
Etats-Unis - 2008
Réalisateur: Jon Chu
Chorégraphe: Hit-Hat


Si Andie ne change pas son attitude de street dancer un peu rebelle sa mère adoptive l’enverra chez ses tantes au Texas. Heureusement Tyler Gage la prend sous son aile et lui obtient une audition pour intégrer la fameuse Maryland School of Arts qui avait fait des miracles pour lui. Elle y rencontrera une poignée d’autres élèves qui comme elle n’aiment pas se conformer aux règles…





Rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec un premier constat, comme le laissait prévoir la bande annonce, ce second volet est un poil meilleur que le précédant. Deux raisons principales à cela: la mise au second plan d’une intrigue quelque peu banale au profit de la danse et des acteurs un poil meilleurs notamment au niveau des seconds rôles qui sont ici mieux écrits. On regrettera cependant que ce que le film gagne en qualité scénaristique et interprétative soit perdu au niveau de la réalisation. La danse est ici moins bien filmée (et pour cause le premier était réalisé par la chorégraphe Anne Fletcher) parfois même absolument pas mise en valeur à l’image de la scène finale filmée de nuit sous la pluie. Si cette scène qui se veut être le climax du film possède certes un côté esthétique intéressant celui-ci utilisé sur du long terme (plus de 5 minutes) dessert la chorégraphie.


Les chorégraphies parlons-en justement. Encrées dans le milieu "street" comme l’indique le titre original de ce deuxième opus, elles sont exclusivement à tendance danses de rue, laissant de côté les mélanges de techniques du premier. Hit-Hat (assistant de Anne Fletcher sur American Girls et chorégraphe de Stick It) propose ici un travail fort intéressant qui parcours tout le spectre du style. Hip-hop balayant le prisme des retombées jaksoniennes au Krump, break dance, popping, etc., tout y passe avec élégance et maîtrise. Sans oublier une séquence de salsa des plus sympathiques.



Le film sortira en France le 9 avril 2008. Et un Step Up 3D serait déjà en pré-production…

Note:
note sur 6
note sur 6



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Sexy Dance - Step Up

Sexy Dance
(Step Up)
Etats-Unis - 2006
Réalisatrice: Anne Fletcher
Chorégraphe: Anne Fletcher



Je profite de la sortie de Sexy Dance 2 - le 9 avril 2008 en France – pour mettre ici ma critique FilmDeCulte du premier, sortit fin 2006 quand ce blog n’existait pas encore…



Tyler, jeune orphelin de la banlieue de Baltimore, se voit contraint de faire le ménage dans une école d'arts des beaux quartiers après en avoir saccagé la salle de théâtre. Parallèlement, Nora, danseuse et élève dans cette même école, se retrouve à cours de partenaire pour son audition de fin d’études. Par chance, Tyler est un bon danseur et se propose de l’aider...



Petit succès au box-office américain, Sexy Dance n’est en réalité qu’un emballage vide. Sous la danse clinquante, les tenues un brin sexy et les abdos en béton se cache un patchwork de moments insipides largement importés de films de danse de ces vingt dernières années. La trame déjà peu pimentée de Save The Last Dance (écrite également par Duane Adler) quitte les rives des Grands Lacs pour s’implanter sur la côte Atlantique dans une ambiance façon Fame doublé de Billy Elliott. Le tout se clôt sur une audition finale à la manière de Danse ta vie sous l’œil admiratif d’une mère qui aurait pu être celle de Honey.


Pour servir ce scénario totalement éculé sur la confrontation entre danses calibrées et danses de rues, des acteurs au jeu totalement vide. Alors que Jenna Dewan avait fait des débuts plus que prometteurs en enflammant les pistes de danse dans le fort sympathique Dance With Me, la voici réduite à un pur cliché de l’étudiante en danse sans saveur. Elle garde cependant un minimum de crédibilité face à la performance fadasse de son partenaire à la moue quelque peu insupportable.


Restent à sauver les séquences de danse parfaitement maîtrisées à la fois par les interprètes et la réalisatrice, également chorégraphe.



Note:
note sur 6



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samedi 5 janvier 2008

American Girls - Bring it on

American Girls
(Bring it on)
Etats-Unis - 2000
Réalisateur: Peyton Reed
Chorégraphe: Anne Fletcher


Le jour où elle devient enfin capitaine de l’équipe de cheerleading de son lycée - équipe championne nationale depuis 5 ans - Torrance découvre que toutes les chorégraphies qu’ils ont apprises jusqu’à présent ont été volées à une équipe d'un quartier défavorisé de Los Angeles qui ne peut se payer les frais de participation aux compétitions.




Intéressant que ce Bring it on. A première vue un chick flick / teen movie comme tant d’autres. Quand on gratouille on découvre un petit film sans prétention qui déborde d’énergie et lorgne vers le caustique (voir notamment la scène d’introduction). A la tête de tout ça une Kristen Dunst pétillante, qui joue avec le statut de pompom girl en jetant à la foule des sourires pas possible. Le tout se clôt sur une version de Mickey par les B*Witched inoubliable.

Au niveau de la danse le film nous gâte. Les histoires parallèles sont vites mises de côté pour se concentrer sur les scènes de cheerleading qui occupent les 2/3 du film. Auditions, créations, entraînements, show, compétitions, tous les cas de figure y passent avec une poignée de chorégraphies impeccables lors de la finale nationale.


Scène d’intro


Les choreographies de la finale





Et quelques autres choreographies





Générique de fin sur Mickey



Note:
note sur 6



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dimanche 2 décembre 2007

Ballroom Dancing (Baz Luhrmann)

strictly ballroomBallroom Dancing
(Strictly Ballroom)
Australie - 1992
Réalisation: Baz Luhrmann
Chorégraphie: John O'Connell

Prix AFI (Australian Film Institute):
- Meilleur film
- Meilleur réalisateur
- Meilleur scénario
- Meilleur acteur dans un second rôle
- Meilleure actrice dans un second rôle
- Costumes, montage, décors
- nomination: son, photo, acteur et actrice dans un premier rôle

Prix internationaux:
- BAFTA: costumes, décors, musique
- Cannes: Prix de la jeunesse
- Toronto: People's Choice
- Golden Globes: nomination meilleure comédie ou film musical


Scott Hastings rêve de danser au championnat Pan Pacific de danse sportive depuis qu’il est tout jeune. Mais depuis quelque temps il aimerait délaisser les figures imposées par la fédération au profit de ses propres créations. Une envie qui va chambouler non seulement sa carrière mais également l’équilibre déjà précaire de sa famille.



Premier film de la trilogie du rideau rouge de Baz Luhrmann adapté d’une pièce de théâtre qu’il avait écrite et mise en scène en 1986, Ballroom Dancing est déjà totalement imprégné de la patte esthétique que le réalisateur développera dans ses films suivants. Une esthétique comme née des entrailles mêmes de la danse sportive. Tout est ici entrelacé. Impossible de savoir si la moindre kitcherie à l’image appartient au maître de cérémonie ou à ce style de danse si particulier qui accumule froufrou, couleurs fluo, paillettes, maquillages extrêmes et corps cramés aux UV. Film de mise en place, il contient, outre cette esthétique très marquée, quelques éléments visuels ou thématiques que l’on retrouvera par la suite. Le mur au logo Coca Cola qui deviendra L’amour dans R+J et Moulin Rouge!, le personnage de la mère outrancière en opposition à celui de la nourrice/mama bienfaitrice, la représentation scénique, la mise en abîme du théâtre dans le théâtre, et l’amour impossible, bien évidemment, etc.

Si l’on peut regretter un scénario très basique, notamment dans l’univers des films de danse (rébellion contre les codes établis) qui lorgne vers la rom-com rose bonbon, Ballroom Dancing a pour lui l’avantage de parler d’un style de danse qui était à l’époque très peu évoqué au cinéma. Bien sûr la danse sportive est devenue désormais un peu plus à la mode avec des émissions comme Dancing With the Stars ou des films comme Dance With Me, mais le film de Baz Luhrmann restera l’un des premiers dans le genre montrant les rouages, les règles, les différents styles (classic ou latin), etc. D’autre part les chorégraphies très stylées de John O'Connell (chorégraphe sur les 2 films suivants du réalisateur) sont superbement interprétées et parfaitement mises en valeur par Baz Luhrmann qui n’hésite pas à alterner les valeurs de plans insistant sur les moindres détails.

Dommage que ce film soit trop souvent laissé sur le carreau à cause de ses deux successeurs tapageurs, souvent considéré comme un sous Moulin Rouge! comme si il ne pouvait être regardé qu’en comparaison avec ce dernier.












Note:
note sur 6

jeudi 25 octobre 2007

Step Up 2, la bande annonce

Oui vous avez bien lu, un Step Up 2 est sur les rails. Etait-ce bien nécessaire au vu du premier? Pour une fois je suis tentée de dire oui. Le casting, qui était l’un des gros points faibles de Step Up (Sexy Dance en français), a été entièrement remanié et semble être un poil au dessus à la vue de cette bande annonce. Même école d’art mais étudiants différents et inversion des rôles, cette fois-ci c’est la fille Andie qui vient de la rue et transmet sa sensibilité artistique au beau Chase. Bien sûr le scénario reste une fois de plus ultra basique. A suivre…



dimanche 30 septembre 2007

42ème Rue (1933)

42ème Rue
(42nd Street)
USA - 1933
Réalisation: Lloyd Bacon
Chorégraphies: Busby Berkeley

Prix: Nomination à l'Oscar du meilleur film



Les débuts sur scène de la jeune Peggy castée dans la nouvelle production du grand Julian Marsh.



Considéré comme la pierre d’angle de la comédie musicale hollywoodienne, 42ème rue a le derrière entre deux chaises. Il s’agit bien d’une comédie spectacle dans la lignée de ce qui se faisait à l’époque dans le milieu du film musical et se plaçant en précurseur d’un film comme Tous en scène, mais n’est en rien une comédie musicale à proprement parler. Les séquences de danse et chant ne sont que répétitions et représentation scénique et ne sont en aucun cas des points d’articulation faisant avancer l’intrigue.


En quoi est-ce alors la pierre d’angle du genre alors? En bien tout simplement dans la façon de filmer les chorégraphies signées Busby Berkeley. Sur la fin du film la danse n’est plus un simple objet de représentation que l’on filme telle une captation en plan fixe, elle devient un réel élément plastique qui prend part à l’esthétique même du film. Pour la première fois, il y a une réelle interaction entre la danse et le médium filmique. Lloyd Bacon et Busby Berkeley transcende ici le film de coulisses annonçant une nouvelle ère, celle de la comédie musicale.

Mis à part ce côté "historique", 42ème Rue est un film musical tout à fait basique, estampillé années 30 de la première à la dernière image. On retrouve l’habituel scénario de success story sans réel enjeu qui reste en retrait pour laisser toute la place aux scènes chorégraphiées. Le tout interprété par une troupe de jeunes actrices toutes taillées sur le même moule, blond and beautiful, qui jouent de leurs gambettes et de leur gouaille.


Note:
note sur 6



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mercredi 25 avril 2007

[Film] Steppin' (2007)

Stomp the Yard - USA, 2007

Catégorie: Film de danse
Réalisation: Sylvain White
Chorégraphies: Dave Scott
Avec: Columbus Short, Meagan Good, Ne-Yo, Darrin Dewitt Henson, Laz Alonso, Valarie Pettiford


A la suite d’une battle de street dance qui tourne mal, le frère de DJ se fait tuer. Après un court séjour en prison il quitte Los Angeles pour rentrer à l’une des universités les plus prestigieuses de Georgie, espérant laisser son passé derrière lui. Mais il découvre vite que les deux fraternités masculines du campus se livrent une bataille sans relâche à coup de pas de danse, le stepping…


Un énième film de danse qui, une fois de plus, brille par ses chorégraphies et pêche par son scénario totalement bateau et sans intérêt. Mais gros avantage ici (comparé à un Step up ou un Save the last dance) le scénario n’est qu’un prétexte, l’histoire d’amour conne est juste effleurée, le trauma vite laissé de côté, ça ne creuse rien en profondeur et finalement c'est pas plus mal ça évite le trop plein de scènes inutiles… Bref ça danse beaucoup et brut de décoffrage avec des chorégraphies de Stepping superbes.



Note:
note sur 6



La danse dans le film

Autre fait atypique les scènes de battle de hip-hop sont filmées comme des clips de groupe de raps, montrant plus l’énergie que ces chorégraphies dégagent plus que leur fonctionnement, ou leur technique. On a l’impression que le réalisateur nous dit "bon maintenant vous savez comment ça marche le hip-hop, on va pas rentrer dans les détails, seat back and enjoy". Ca montre bien l’évolution du statut de la street dance dans l'univers de la danse. Le hip hop est désormais montré comme un style de base (au même niveau que le classique, la danse modern’jazz ou la danse de salon) sur lequel on s’appuie pour développer autre chose là ou avant c’était le style qui était justement visé, celui qu’on essayait de construire à partir des autres, celui qu’on essayait d’intégrer. J’ai trouvé l’apport de ce film assez intéressant dans la cartographie des films de danse.

Dernier avantage, les danseurs sont pour une fois d’assez bons acteurs, principalement Columbus Short qu’on a pu voir dans Studio 60 par exemple… Quant à la réalisation, si elle reste très basique elle se montre très efficace efficace et ne gâche jamais le plaisir… Le film sortira en France le 16 mai.





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